« 2018, bd Sainte-Beuve » : poli 2

Une année sur le poli…

Depuis le printemps, on réfléchit sur :
La critique se doit d’être POLIe, c’est-à-dire qu’elle doit bien se comporter vis-à-vis du public et des créateurs. Il ne s’agit pas de faire la morale, mais simplement rappeler que la critique n’est pas une opération de jugement mais d’explication : le critique POLIt le chemin entre l’œuvre et le public, sans pour autant le censurer. Le critique POLIce, avec des arguments et des critères, sans être POLIcier, sans être un détenteur d’une vérité autoritaire et exclusive. Il ne faut pas non plus oublier la connivence intellectuelle ou sensible, ce jeu « POLIsson » avec l’art et la culture, cet humour qui relative le jugement quand il est possible. Enfin, la critique ne doit pas se destiner à des individus mais bien aider à faire sens en collectif, dans la cité, c’est-à-dire dans une vision POLItique.

Deuxième temps, deuxième approche…

 

Vendredi 16 novembre, 18 heures
Cercle littéraire : « Le Confort intellectuel » de Marcel Aymé
Par Pierric Maelstaf.
Dans cette œuvre singulière, Marcel Aymé invente un dialogue avec un homme de son temps, après la Seconde Guerre mondiale. Le monde est en train de changer – et l’interlocuteur expose son conservatisme, son bon sens, ses marges de manœuvre. Ou comment l’être singulier prend son cas personnel pour la généralité.
La Théléma, 36. rue de Wicardenne, Boulogne

Vendredi 16 novembre, 20h30

« C'est étonnant, c'est démontant, c'est à ne pas y croire tout en voyant, que sera-ce alors pour ceux qui n'auront pas vu ? » « Partons examinons, regagnons la rue Rambuteau. On est aux barricades, des diligences renversées, d'autres voitures, on dépave, il y a des gens comme il faut, ce qui nous frappe d'avantage c'est l'ordre et l'énergie de ces travailleurs volontaires, on dirait que leur pain est au bout, c'est plus que leur pain, c'est l'honneur de ce peuple français sali par le gouvernement et puis assassiné » Pour la première fois, on suit la Révolution de 1848 heure par heure, à travers le Journal d'un étudiant qui sera garde national. Il décrit les journées de février, le suffrage universel, les clubs et les élections, les fêtes et les cérémonies, ses doutes, ses enthousiasmes, ses perplexités... et Hélène. La publication de cet important document inédit offre aux historiens une source nouvelle, à ce jour sans équivalent connu : le souffle permanent des contestations républicaines, d'hier comme d'aujourd'hui, emporte le lecteur. « Songez-y bien, qui dit République ne dit pas brouet noir et monnaie de fer, surtout quand il s'agit de notre belle France, songez-y bien, qui dit République ne dit pas guerre à tous, surtout quand elle ouvre son ère par le Manifeste de Lamartine, songez-y bien encore et songez-y beaucoup, qui dit République ne dit pas mort à la Religion, quand pendant les 3 jours, le Prêtre, le Pasteur et le Rabbin ont circulé partout dans leur costume sans une insulte et sans un mot, sans un seul mot blessant, enfin et pour conclure, République ne dit pas pillage quand, au milieu des richesses parisiennes, pas une boutique n'a été pillée. »

Découverte : 1848, Journal d’un jeune révolutionnaire
Par la Compagnie Onimagine – Anne Thunin, jeu et mise en scène.
Le 4 novembre 1848 l’Assemblée nationale votait la Constitution de la Deuxième République qui voyait inscrits le suffrage universel, l’abolition de la peine de mort (pour les crimes politiques), l’abolition de l’esclavage… Cette période a donné corps aux révolutions politiques modernes de tout bord. Un témoignage de l’intérieur, retrouvé récemment, donne la voix à des aspirations contemporaines, qui aujourd’hui nous en disent beaucoup pour vivre au mieux et ensemble. A la suite de cette lecture-spectacle, un débat est animé par Pierric Maelstaf.

La Théléma, 36. rue de Wicardenne, Boulogne
Sur réservation : resa@bdsaintebeuve.fr
Tél : 06 60 54 38 82

 

Samedi 17 novembre, 11h30


Dégustation aux Jardins de la Matelote
Par Tony Lestienne
Polie, la gastronomie ?
Participation : 30 € par personne
Sur réservation : resa@bdsaintebeuve.fr / paiement en ligne :





Réservation par chèque jusqu’au 10 novembre, cachet de la poste faisant foi, à envoyer à
çà & là – 48, rue Panetié – 62200 Boulogne-sur-Mer

Samedi 17 novembre, 20h30

Théâtre : Trois moments de comédie et vaudeville, et trois variations POLIES :
Le malade imaginaire, de Molière : le pouvoir est-il un remède ?
Clérambard, de Marcel Aymé : la famille est-elle vraiment une micro-société ?
Léonie est en avance, de Georges Feydeau : le couple peut-il s’entendre ?
Par Les Théâtrales – Compagnie Onimagine.
Espace Philippe Noiret, Le Portel

 

Dimanche 18 novembre, 15 heures

 

Concert : Koubestân, par Julien Lahaye et Antoine Morineau, percussions
Version concert après l’étape de création, au printemps. Politesse du duo, poli des répétitions…
Espace Philippe Noiret, Le Portel.

 

 

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